En savoir plus

Catégorie : Présentation
Créé le vendredi 30 octobre 2015 15:02
Affichages : 7697

[1] Cette 2ème campagne pétition « OGM TRANSPARENCE » :

- est une demande légitime des consommateurs qui ont le droit de savoir la composition exacte de ce qu'ils mangent, y compris la composition exacte de l'alimentation des animaux d'élevage qu'ils consomment

- devrait pouvoir être satisfaite beaucoup plus rapidement que l'objet de la première campagne pétition « MORATOIRE OGM / ROUNDUP » (pour mémoire : l'obtention d'un moratoire sur l'importation des OGM qui s'appuie sur l'application du principe de précaution inscrit dans notre constitution, justifiée par les résultats très alarmants de l'étude du Pr Gilles-Eric Séralini et al. publiée dans la revue Environnemental Science Europe et vulgarisée dans les ouvrages du Pr Séralini : l'ouvrage de référence « Tous cobayes ! OGM, pesticides, produits chimiques » aux Éditions Flammarion et le tout récent « Plaisirs cuisinés ou poisons cachés » aux Éditions Actes Sud 

- ne signifie pas du tout que les consommateurs sont d'accord avec la qualité OGM des produits alimentaires qui seront ainsi étiquetés : « nourris aux OGM » de façon très lisible. Cette pétition très consensuelle a donc vocation à être signée et relayée activement par tous les consommateurs. Pour y parvenir lire le texte du coordinateur national Bernard Astruc ICI

[2] Il faut prendre conscience que cet étiquetage obligatoire porte sur de très nombreux produits alimentaires puisque toutes les viandes de tous les animaux d'élevage sont concernées (sauf celles issues de certains « Label Rouge » et celles issues d'élevages en Agriculture Biologique certifiée).

Il est à noter que la consommation de viandes ou de produits à base de viande est devenue tout à fait excessive, ne serait-ce que par rapport à la nécessité de nourrir en quantité suffisante toute la planète, dans le respect des traditions alimentaires de chaque pays, qui s'équilibre très bien en protéines par des associations céréales – légumineuses.

Il faudra très vite aller vers une consommation plus réduite et de meilleure qualité, respectant bien davantage le bien-être des animaux d'élevage. Le rapport du CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer) publié le 26 octobre 2015 classant la viande rouge comme « probablement cancérogène pour l'homme » et la charcuterie comme « cancérogène pour l'homme » ne peut que nous y inciter !

 

[3] Nous avons indiqué ce chiffre de 50 millions qui correspond aux adultes français, mais en réalité 95 % des personnes interrogées ont manifesté leur désir de pouvoir bénéficier de cette transparence sur les produits alimentaires (soit 63 millions de consommateurs de tous âges).

Voir le sondage exclusif de France Nature Environnement / CSA (février 2014) : « Pesticides, OGM, élevage en batterie : les Français veulent savoir » ICI et le texte de soutien à la campagne  « OGM TRANSPARENCE » de Denez L'Hostis, président de FNE ICI

[4] 6 mois est le délai minimum pour y parvenir, c'est un « objectif de départ » qui dépendra :

Mais en réalité cette action durera le temps qu'il faudra et ne cessera que lorsqu'elle aura abouti.

 

[5] Pour atteindre l'objectif de cette campagne qui est :

Cela passera par la mise en place de relais citoyens actifs sur tout le territoire.

Lire à ce sujet le texte du coordinateur national Bernard Astruc ICI  

[6] Pour mémoire, la France, après l'adoption de plusieurs moratoires annulés chaque fois par le Conseil d’État, a finalement voté une loi interdisant la culture des OGM sur son territoire, en juin 2014.

Cette volonté d'interdiction s'est renouvelée début octobre 2015 suivant la directive européenne transférant aux États membres la faculté de limiter ou interdire la culture des OGM sur leurs territoires, et sa notification transmise à l'Union Européenne dans les délais impartis (avant le 3 octobre 2015).

Voir le communiqué de presse de Consommateurs pas cobayes !  ICI 

Il est à noter que 18 des 29 États membres de l'Union Européenne (soir les 2/3) ont adopté cette interdiction sur leurs territoires.

 

[7] Au premier rang de ces études figurent celles conduites par le Professeur Gilles-Eric Séralini et l'équipe du Criigen (Comité de recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie génétique www.criigen.org ). En particulier l'étude publiée en septembre 2012 dans la revue Food and chemical toxicology qui, après avoir fait le tour du monde, a été scandaleusement dé-publiée pour des motifs déontologiquement inacceptables – voir ICI 

Cette étude a été republiée en juin 2014 dans la revue Environmental Sciences Europe  et vulgarisée dans les ouvrages du Pr Séralini : l'ouvrage de référence « Tous cobayes ! OGM, pesticides, produits chimiques » aux Éditions Flammarion et le tout récent « Plaisirs cuisinés ou poisons cachés » aux Éditions Actes Sud.

Toutes ces études sont mentionnées sur le site du Criigen www.criigen.org et figurent en page d'accueil du site www.consommateurspascobayes.com

[8] Cette classification adoptée le 20 mars 2014 par le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer) agence de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a eu un grand retentissement dans le monde scientifique ainsi que dans les médias.

Il est ici précisé :

Le 26 octobre 2015 le CIRC a également publié un rapport (publié parallèlement dans la revue médicale The Lancet Oncology) sur le classement de la consommation de viande rouge comme « probablement cancérogène pour l'homme » (Groupe 2A) et la consommation des produits carnés transformés (charcuteries, salaisons, etc.) comme « cancérogène pour l'homme » (Groupe 1). Ces conclusions rejoignent celles avancées par l’Institut national du cancer (INCa) dans un état des lieux des connaissances publié en juin 2015 à lire ICI

 

[9] Pour mémoire, Ségolène Royal a été saisie officiellement par le rassemblement Consommateurs pas cobayes ! (par LRAR du 24 juin 2014) de la première demande d'un moratoire sur l'importation des OGM et du Roundup formulée dans la Pétition N°1 – qu'il faut continuer à signer, bien sûr, en se rendant ICI 

Elle a répondu à cette interpellation en confiant l'étude de la demande de moratoire à la Direction Générale de la Prévention des Risques dépendant du Ministère de l'Écologie.

Voir les encadrés en page d'accueil de www.consommateurspascobayes.com qui relatent les différents échanges.

[10] Voir note [4] en complément d'information ; ce délai correspondait avec la date d'un grand colloque international organisé par le Criigen et ses partenaires : Université Paris-Sud, Générations Futures, Fondation Sciences Citoyennes, sur le thème « Évaluation et réglementation des OGM et pesticides » les 12 et 13 novembre 2015 

Il est prévu qu'un enregistrement filmé de ce Colloque sera réalisé et mis en vente par le Criigen.

 

[11] Il est à peine croyable que les 3/4 du cheptel français, voire 90 % selon les estimations de José Bové, député européen (voir son texte ICI puissent être nourris avec des OGM en France alors que la culture des OGM a été interdite en juin 2014 (après plusieurs périodes d'interdiction sous forme de moratoires, tous annulés par le Conseil d’État). La simple cohérence politique voudrait que l'importation massive des OGM ait été elle aussi interdite en France.

Ces importations massives de maïs et de soja sont très mal connues du grand public qui, pour une partie, se croit à l'abri des OGM du fait de l'interdiction de leur culture sur le sol français. Il est à noter que le recours à cette alimentation OGM a été complètement occultée par les médias lors de la crise de l'élevage en septembre 2015.

L'étiquetage n'est donc pas facultatif. C'est un droit légitime des consommateurs : le droit de savoir tout ce qui les concerne, et au premier chef ce qui concerne leur alimentation.

C'est même une obligation légale en vertu de la Convention d'Aarhus sur l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière d'environnement (signée le 25 juin 1998 par 39 états dont la France)  qui stipule dans son article 5 alinéa 8 : « Chaque Partie met au point des mécanismes dans le but de faire en sorte que des informations suffisantes sur les produits soient mises à la disposition du public de manière à permettre aux consommateurs de faire des choix écologiques en toute connaissance de cause. »

Si l'exigence de l'étiquetage n'est pas prise en compte rapidement, le Rassemblement citoyen Consommateurs pas cobayes ! déposera une plainte auprès de la Commission européenne pour non respect des dispositions de la Convention d'Aarhus (début novembre 2015). voir rubrique « Infos » sur www.consommateurspascobayes.com